Formation vidéo, des images qui valent mille mots

Martin Addison

Voici un aperçu de l’un des sujets abordés lors du Bootcamp sur les stratégies de formation du 1er et 2 juin dernier.

Traduit de l’article Using video to sell The Big Idea par Martin Addison, président et chef de la direction de Video Arts.

Les solutions d’apprentissage sont souvent étudiées pour transmettre le maximum d’informations et de faits aux apprenants. Si cela semble judicieux quand vous voulez améliorer leur compréhension d’un sujet donné, qu’en est-il lorsque l’objectif est un changement de comportement?

On dénombre essentiellement trois types d’apprentissages. Celui des connaissances : ce que l’on veut que les apprenants retiennent. Celui des capacités : ce qu’on veut que les apprenants pratiquent encore et encore afin de pouvoir les mettre en application. Enfin, il y a la catégorie d’apprentissage qui concerne les attitudes et les comportements : cette idée avec un grand I.

Pour les connaissances, on peut s’en tenir à une exposition simple : transfert et validation grâce à un questionnaire. Pour les capacités, on aura recours à une approche pédagogique : démontrer une capacité x et faire en sorte que les apprenants s’y exercent. Mais cette grande Idée requiert une stratégie bien différente. Il va falloir faire passer l’apprenant à travers un véritable processus de découverte guidée afin de le faire adhérer à la formation. Cette approche consiste à présenter une situation à l’apprenant. La situation crée une réaction, qui crée à son tour une conséquence à laquelle l’apprenant peut réfléchir et qui viendra finalement transformer son propre comportement et ses propres réactions futures.

Les trois premiers éléments, la situation, la réaction et la conséquence, peuvent être des expériences personnelles : l’apprenant est placé dans une situation réelle ou un groupe et tire des enseignements de cette expérience. Nous sommes toutefois capables d’apprendre en observant des expériences qui sont vécues par des tiers. Observer nos pairs nous pousse à réfléchir à la façon dont nous aurions réagi à leur place. Ainsi, la découverte guidée peut être fortement influencée par des expériences indirectes et c’est en cela que la vidéo de mise en scène est une technique extrêmement précieuse. La vidéo nous permet d’observer une situation depuis notre fauteuil de bureau et de devenir spectateurs d’un événement qui se déroule sous nos yeux : une expérience de vie en accéléré.

Pour que la magie opère, l’apprenant doit se sentir engagé par le scénario, qui devra faire écho à ses propres objectifs ou problèmes personnels : l’intérêt personnel annule toutes les réticences. De sorte, il est essentiel que les apprenants s’identifient aux personnages/acteurs et se sentent concernés par ce qui leur arrive. Pour ce faire, les personnages doivent être crédibles, permettant ainsi aux apprenants de réellement s’impliquer et entrer dans l’histoire.

Une vidéo d’à peine deux ou trois minutes pourra suffire à déclencher le processus de reflet et de réflexion et cela n’a rien à voir avec le soi-disant temps de concentration éclair de nos générations YouTube. Nous pouvons tous nous concentrer bien plus longtemps que trois minutes, pour peu qu’on soit confrontés à un défi de résolution des problèmes (les amateurs de jeux vidéo le savent bien), ou bien captivés par une histoire (les mois d’attente interminable entre deux saisons de notre série préférée le démontrent).

Mais parlant de cette stratégie d’apprentissage : les apprenants y gagnent quoi? Avoir recours à des vidéos amorces, en présentiel ou en ligne, facilitera leur découverte guidée. Plutôt que simplement leur dire quoi faire, cette approche permet aux apprenants de faire un travail d’introspection sur leurs comportements. Là, la transformation commence…

www.videoarts.com/video-learning/the-essentials/

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