L’apprentissage social pour être heureux au travail

François-Lavallée

À moins d’un mois du Bootcamp stratégies de formation, ellicom est très heureuse de vous présenter un avant-goût des thématiques abordées par ses conférenciers. Le 31 mai de juin, dès 13h30 François Lavallée, détenteur d’une maîtrise en biologie de l’Université McGill, formateur et biologiste organisationnel depuis 25 ans, et fondateur d’Aliter Concept, vous invite à plonger dans l’univers de l’apprentissage social, afin de mettre en place de nouvelles stratégies de transfert de connaissances, d’assurer la pérennité de nos organisations, tout en en augmentant la productivité et la performance de vos organisations!

Par François Lavallée, président Aliter Concept

Fausse nouvelle : 20 % de gens heureux au travail

Oh non, pas encore une statistique déprimante provenant d’une étude exhaustive faite dans un pays reculé. Non. Ce n’est même pas une statistique valide. J’assistais récemment à une conférence sur l’agilité organisationnelle et une des panélistes a posé la question à l’auditoire de 100 personnes. « Qui est heureux au travail? » Environ 20 mains se sont levées.

J’ai levé ma main après avoir hésité. Après tout, je suis consultant par choix et j’ai toujours l’impression que je me lève le matin pour avoir du plaisir toute la journée. J’ai eu l’impression de tricher en levant la main! Et quand j’ai vu le nombre de mains levées, j’ai eu un choc.
La panéliste qui avait posé la question aussi! Si peu?

J’ai alors saisi la perche pour me remettre de mon choc. J’ai élevé la voix et j’ai posé la question suivante : « Qui, parmi ceux qui ont levé la main, sont des travailleurs autonomes? » Presque toutes les mains se sont relevées! Éclat de rire. Mais rien de drôle.

Donc… combien de gens heureux au travail? Environ 2 sur 80… mis à part les travailleurs autonomes qui ont définitivement trop de plaisir à vivre. Quelles consternantes constatations! Que se passe-t-il?

Blâmons le Taylorisme, la hiérarchie ou l’ordre établi. Blâmons bien qui l’on veut, la vraie raison est toute autre. Nous. Nous sommes tous responsables. En acceptant cette situation, en restant dans ces boulots qui nous tuent, en tolérant les décisions ridicules de nos gouvernements et de nos administrateurs, en ne protestant pas, en craignant les conséquences de la dissension
… et nous en payons les frais.

2 mains sur 80

Depuis quelques années, je suis partie en croisade. Je ne peux m’empêcher de stimuler les gens à prendre conscience de leur immense potentiel à faire les choses de la bonne façon et encore mieux, à simplement faire les bonnes choses, pour les bonnes raisons.

On m’a longtemps dit utopiste. Eh bien, bonne nouvelle, on commence à trouver que j’avais raison. Mais je ne suis pas seul à penser ceci! Les réseaux sociaux nous le démontrent! L’avènement des réseaux sociaux prouve que ces mêmes personnes malheureuses désirent contribuer davantage. L’arrivée des millénaux et le départ des baby-boomers dans le monde du travail bouleversent les structures et nos paradigmes de formation.

La formation cède lentement sa place à l’apprentissage social. Philippe Carré disait bien : « On apprend toujours seul, mais jamais sans les autres ». L’apprentissage social est en voie de remplacer l’éducation traditionnelle. Cette dernière est d’ailleurs une invention bien imparfaite! En effet, de tout temps l’humain a appris des autres. Des autres et non seulement d’une seule personne. L’apprentissage social ou « social learning » augmente l’impact d’un maître en permettant à ses apprentis de partager, d’échanger, de confirmer et de communiquer le nouveau savoir, de le valider et de le tester afin de le mettre en application de la meilleure façon possible.

Nous devons donc réfléchir et mettre en place de nouvelles stratégies de transfert de connaissance pour assurer la pérennité de nos organisations, et ce, de façon radicalement différente de ce que nous avons fait à ce jour.

Nous devons désapprendre pour pouvoir apprendre de nouveau.
Mais si l’apprentissage social nous apprend une chose, c’est que cette solution ne viendra pas de vous, le gestionnaire, mais de nous, la collectivité!

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